Pick-up Dodge W200 1976

Il y a un peu plus de 2 ans aujourd’hui, lorsque Ben et moi avons décidé de lancer Culture Wheels, notre but était entre autre de partager notre passion à plus large échelle. C’était aussi une bonne « raison » pour rencontrer de nouveaux passionnés comme nous, ou comme Alex et son pick-up, que nous vous présentons dans cet article. 
Nous avons rencontré ce jeune paysagiste lors de notre shoot anniversaire en mai 2014 : impossible de rater son Dodge au milieu des dizaines de véhicules présents ce soir-là. Son gabarit hors-norme bien sûr, mais la tête de buffle sur le pare-chocs ou encore le drapeau américain dans la benne ont immédiatement attiré notre attention. 
Si ce soir-là nous n’avions pu vraiment échanger avec lui, Alex a eu la très bonne idée de nous recontacter par la suite pour organiser une séance photo de son monstre américain. 
Le timing était serré : Alex venait de vendre sa voiture et il fallait donc se caler rapidement avant qu’il ne livre le véhicule à son nouveau proprio 2 jours plus tard. 
C’est donc par un temps légèrement humide dirons-nous, que nous nous sommes retrouvés près de la Saône, dans un spot pour le moins original : une casse navale ! C’est donc au milieu d’épaves de bateaux que j’ai pris le temps de faire connaissance avec ce passionné. 
Ma première question portait sur le choix de cette base : pourquoi un pick-up ? 

Audi S3 300+ Crea Racing

Doit-on rappeler qu’à Culture Wheels on aime le made in France et que notre site est aussi le vôtre ? Que ce soient les différents intervenants du site ou les sujets que nous vous proposons, la French Touch (si chère à Renault) est toujours présente. 

Cet article nous le devons à notre désigner Thomas Clavet. C’est grâce à lui que nous sommes rentrés en contact avec Richard, un passionné, comme vous et moi, qui aime aller au bout de ses projets, voir même un peu plus. Pour faire les choses bien, il s’est tourné vers Crea Racing.

Cette société, située à deux pas du grand circuit des 24H du Mans, a plus de 10 années d’expérience dans le monde du sport automobile. Le team Pescarolo Sport, vous connaissez ? Et bien Crea Racing a travaillé durant 7 ans avec eux, ce qui nous donne une petite idée du niveau d’exigence et de compétences de cette boîte française.

Nous ne sommes pas là simplement pour vous dresser une liste exhaustive des modifications apportées à son auto, mais lorsque l’on vous présente une « grosse » prépa, il est bon de savoir que cette dernière a été réalisée avec sérieux.

Le véhicule de Richard est une Audi S3 de 2001, une base bien sympathique d’origine, et avec un grand potentiel si l’on se réfère aux nombreuses prépas d’outre-rhin. Alors, un français est-il capable de rivaliser avec les plus grands préparateurs allemands comme ABT ou MTM ?
La réponse à cette question est...

ANNIVERSAIRE TOMMY'S DINER LYON CARRE DE SOIE

Il y a un an maintenant au centre commerciale du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue Est de Lyon, le Tommy's ouvrait ses portes. Créé en 1993 à Toulouse par Patrick Soula, le Tommy's (appelé ainsi en référence au prénom de son fils) est le fruit de la passion d'un homme pour les Etats-Unis des années 50. Aujourd'hui on dénombre pas moins de 13 Tommy's en France, dont un sur l'Ile de la Réunion, et 3 autres sont en projet.

Régis, le gérant du restaurant de Lyon, a tenu à organiser une journée anniversaire pour fêter les un an et pour ce faire il a réuni plusieurs clubs de motards, muscle cars, Hot Rod, etc. ainsi que des animations avec l'équipe de football américain "Les Gones" de Lyon, qui était venu  accompagnée pour l'occasion de leurs pom-pom girls, et un concert des Tennessee Stud. Culture Wheels ne pouvait pas rater un tel évènement ! J'ai pu m'entretenir un peu avec Régis entre deux verres de Dr Pepper.

- Culture Wheels : Le tout premier Tommy's diner a ouvert en 1993 à Toulouse, aujourd'hui on en compte pas moins de 12 en France et 3 autres sont en prévisions. Comment t'es-tu retrouvé dans "l'aventure Tommy's" ?
- Régis : Passionné depuis plus de 30 ans, j'ai toujours rêvé d'ouvrir un diner et j'ai connu le Tommy's lors de virées avec des amis roders sur Avignon ou Toulouse depuis les débuts de l'enseigne. Je n'aurais jamais ouvert autre chose qu'un Tommy's diner, question de passion commune, d'éthique et de valeurs humaines communes avec Patrick Soula, le boss.
- CW : Il semblerait que l'Amérique et toi soit une histoire qui dure depuis des années maintenant, as-tu eu l'occasion d'y aller ?
- Régis : Oui et à plusieurs reprises. J'ai notamment pu visiter Chicago et ses environs. Un vrai coup de coeur pour cette ville typiquement U.S. mais aussi berceau du Blues et du Rock. J'ai même pu assister à des meetings. Le premier fût à Chicago justement, autour d'un restaurant HOOTERS où belles serveuses et voitures font bon ménage !
- CW : La culture auto/moto est très présente aux USA, elle semble aussi très importante dans ta vie. Peux-tu nous en dire un peu plus sur les différentes autos que tu as eu ?
- Régis : J'ai commencé à modifier des voitures dès mes 18 ans en commençant par une Aronde break P60 très inspirée déjà en 1980 par les "delivery" américains (traduisez "véhicules de livraisons"). Suivi d'un coupé Ford Capri jaune pétant California look, puis de 3 ans de travail sur un des premiers Rod qui roula en France : un pick-up Renault Mona 4 de 1927 avec un V6 Ford et pont Jag, nommé "Express Farmer". Un Rod qui a marqué son époque, en toute modestie, car peu avaient osé mettre un Hot Rod sur les routes françaises en 85. Certains me prédisaient de ne pas pouvoir aller plus loin que le coin de ma rue... à cause de la maréchaussée pas très "permissive" en France. 30 ans plus tard, le mouvement est mature en France, de nombreux Rods sont construit dans l'hexagone mais aussi importés ! Après avoir aidé plusieurs rodders dans leurs projets, j'ai attaqué en 99 un nouveau projet sur base de Ford Sedan de 1932 avec un vrai V8 US, plein de chevaux, avec lequel je roule toujours depuis 10 ans maintenant (photos en fin d'article) !
Mon prochain projet : peut-être une coupé Chevrolet Chevelle de 69/70 ou une BTM Cheetah, peu connue mais une vrai concurrente des sixties sur les circuits face aux AC Cobra... mais je reste toujours très passionné par les Hot Rods!
- CW : Il y a déjà eu des journées spéciales Mustang ainsi que Vans américains au Tommy's, prévois-tu de faire de nouvelles journées de ce genre ?
- Régis : Nous ferons des rencards à thème dès que l'opportunité se présentera mais nous allons établir un rencard mensuel pour tous les passionnés de bikes et cars US un Dimanche par mois.
- CW : Malgré ton emploi du temps très chargé, participes-tu toujours à des événements auto ?
- Régis : Je participe occasionnellement à des événements autour de Lyon, souvent des clients rodders, propriétaires de voitures US ou des bikers de la région que j'aime rencontrer aussi sur leurs terres.
- CW : Ta passion auto/moto est-elle essentiellement orientée vers les véhicules américains ou alors apprécies-tu d'autres cultures et modes ? Je pense notamment au mouvement german-look très présent ou encore celle des voitures japonaises par exemple.
- Régis : Les USA restent l'orientation principale, mais je reste toujours très curieux de ce qui peut se faire dans d'autres milieux comme le german-look, les minis pick-up ou les 4x4... américains de préférence ! Les bateaux de sport comme les offshores ou les racers anciens m'ont toujours beaucoup passionné aussi. Par contre, je ne suis pas trop attiré par tout ce qui est japonais.

Contrairement à bon nombre de restaurants type "Diner US" arborant une déco très (trop ?) caricaturale voir complètement hors-sujet, l'ambiance du Tommy's est une véritable immersion dans les années rockabilly. L'architecture, la déco intérieure, les uniformes du personnel et surtout, point bien trop souvent négligé chez la concurrence, l'extérieur ! En effet, on retrouve les fameuses façades chromées façon caravane Airstream. Une fois les portes franchies, un sol à damiers s'étend devant vous, un serveur à son pupitre muni d'un micro type années 50 prend votre réservation. Le turquoise et le rose sont partout : revêtement de banquettes, néons, murs... Ces derniers sont d'ailleurs recouverts de publicités et d'affiches d'époque. Quelques objets classiques complètent le tout comme le fameux Jukebox, ou encore la pompe à essence d'époque. Les écrans géants quant à eux sont bien modernes mais ils diffusent à longueur de journées des concerts (Queens, Elvis, ZZ Top, etc.) ou bien des séries comme Happy days.